Les experts DEKRA recommandent une auto-évaluation réaliste

Le rhume des foins peut être dangereux au volant

19 mars 2026

Des millions de personnes souffrent du rhume des foins pendant la saison pollinique. Outre les problèmes de santé, les allergies peuvent également affecter la capacité de conduite. Les experts de DEKRA soulignent que tant les symptômes eux-mêmes que les médicaments destinés à les soulager peuvent altérer les performances au volant.

  • Les symptômes allergiques ralentissent le temps de réaction
  • Les médicaments peuvent également avoir un effet négatif
  • Prenez les symptômes allergiques au sérieux et agissez avec prudence
Des symptômes typiques tels que des yeux larmoyants ou irrités, un nez qui coule ou bouché, ainsi que des accès soudains d’éternuements, altèrent directement la perception dans la circulation. Une crise d’éternuements entraîne une brève fermeture des yeux. À une vitesse de 50 km/h, cela correspond à un « vol à l’aveugle » risqué de 14 mètres en seulement une seconde.
Les réactions allergiques au pollen et à d’autres allergènes s’accompagnent souvent de symptômes tels que la fatigue, l’épuisement ou des difficultés de concentration. Les conséquences sont similaires aux risques bien connus de la fatigue au volant : un temps de réaction plus long, une attention réduite et une plus grande propension aux erreurs.
Les médicaments contre les symptômes allergiques constituent un autre facteur de risque. Les antihistaminiques de première génération, en particulier, peuvent provoquer de la somnolence et réduire significativement le temps de réaction. Mais même les médicaments modernes n’agissent pas de la même manière chez tout le monde. Surtout au début du traitement ou lors d’un changement de médicament, il convient donc de tenir compte des effets possibles sur l’aptitude à conduire – idéalement, le médicament devrait être pris le soir avant le coucher.
« Les conducteurs sous-estiment souvent le fait que même de légères atteintes à la santé peuvent affecter leur aptitude à conduire », explique le Dr Almut Schönermarck, médecin du trafic chez DEKRA. « Toute personne qui conduit avec des symptômes allergiques sévères ou qui prend des médicaments à effet sédatif peut être aussi diminuée qu’un conducteur en état de fatigue avancée. Avant de prendre la route, il convient toujours de s’interroger de manière critique sur son aptitude à conduire. »
Cela peut être particulièrement dangereux lorsque plusieurs facteurs se cumulent. Une forte concentration de pollen, de longs trajets, la fatigue et la prise de médicaments peuvent renforcer mutuellement leurs effets. Au printemps, les navetteurs sont particulièrement concernés, car les symptômes sont souvent les plus marqués le matin et le soir.
DEKRA recommande donc aux personnes allergiques de prendre quelques mesures simples pour améliorer la sécurité routière :
• Renoncez à conduire ou à faire du vélo si vous êtes fatigué ou avez des problèmes de concentration
• Remplacez régulièrement les filtres d’habitacle et les filtres à pollen
• Gardez les fenêtres fermées lorsque les concentrations de pollen sont élevées et utilisez la ventilation
• Testez les effets des médicaments en les prenant le soir avant de participer activement à la circulation
• Respectez les indications relatives à l’aptitude à conduire figurant dans la notice
• Portez des lunettes de soleil pour réduire l’irritation des yeux
• En cas de fortes crises d’éternuements, abstenez-vous de participer activement à la circulation ou interrompez votre trajet
Des mesures préventives simples peuvent également aider à réduire les symptômes. Il peut être utile de secouer régulièrement ses vêtements, de se laver les cheveux avant d’aller se coucher et de consulter le niveau de pollen avant de longs trajets afin d’évaluer son risque individuel de symptômes allergiques.
« La sécurité routière ne dépend pas seulement de l’état technique du véhicule, mais aussi de l’état de la personne au volant », explique l’expert DEKRA. « Toute personne qui se sent malade, fatiguée ou diminuée devrait s’abstenir de conduire. »
Le rhume des foins touche de plus en plus de personnes, et le changement climatique aggrave le problème. En effet, les plantes fleurissent plus tôt et plus longtemps. Elles produisent également davantage de pollen, souvent plus agressif.
« Précisément parce que les allergies au pollen sont si répandues, trop de personnes ne prennent pas ce risque pour la sécurité au sérieux », explique le médecin. « Une préparation consciente à la saison pollinique et une gestion responsable des symptômes et des médicaments contribuent de manière importante à améliorer la sécurité sur nos routes. »
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